Concert de Houari Benchenet.Pensée à son père spirituel Blaoui El Houari (1926-2017) - Samedi 27 janvier 2018 à 20h30 - Entrée 15 euros

 

Après Oran où il a rendu un émouvant hommage à son père spirituel Blaoui El Houari décédé en juillet 2017, Houari Benchenet récidive à Paris lors de cette soirée au CCA, en dévoilant son dernier single «Kiwsal dhak lakhbar» (quand cette nouvelle est tombée). La chanson évoque la mort du chantre de la musique oranaise moderne, son parcours artistique,  son engagement pour la cause nationale et ses débuts au sein de  "El banda zahouania". Houari Benchenet a de qui tenir: il sait manier, comme son maître Blaoui  El Houari, le verbe pour déclamer la poésie et  maîtrise les codes du vieux Raï inspiré des poètes du melhoun.

L'artiste fait partie de cette seconde génération du Raï moderne qui a remplacé les Bellemou, Bouteldja et autre Boutaiba Esseghir. Avec Khaled, Cheb Sahraoui, Cheb El Hindi et le défunt Cheb Fethi, Houari Benchenet a révolutionné le Raï, en introduisant  le synthé dès les années 70 et en faisant  voler en éclats les tabous qui tournaient autour de ce genre musical. Le festival du Raï organisé en 1985 à Oran, fait entrer l'artiste dans tous les foyers algériens par le biais de la télévision. Benchenet est un cas particulier dans le rythme oranais. Ses poèmes construits et ses textes ciselés, expurgés de toute trivialité intempestive, nécessitent une certaine attention. L'une de ses chansons qui ont fait un tabac en Algérie, est "Arssam Wahren", qui est l'œuvre des trois AS, à savoir, le poète Mekki Nouna (paroles), Blaoui El Houari (musique) et Houari Benchenet (interprétation).Écrivant lui-même les paroles de ses chansons et composant sa propre musique qui sont plus de 400 titres, Houari Benchenet a choisi le Raï non pas pour la facilité du langage mais pour refléter une réalité vécue.