Une journée dédié au Haïk, "témoin précieux de l’identité et des savoir-faire féminins algériens" - Samedi 23 mai à de 14h

Evénement culturel et artistique organisé par le Centre Culture Algérien et l'Association Au fil des Cultures.

le Haïk “tisse” l’histoire, la société et la pensée et converge entre le pratique, le symbolique et le philosophique, incarnant ainsi  la culture et les identités féminines en Algérie. 

Plusieurs activités sont au programme de cette journée mettant en lumière la transmission d’un savoir-faire et d’un patrimoine culturel.

Une exposition présentée par une famille de Tlemcen, tisserands de génération en génération et amoureux du Haïk. Elle sera accompagnée d’une Qaâda au cours de laquelle, une exposante évoquera l’histoire du Haïk et d’une animation sur le rituel du hammam et henné

A 15h : Une conférence autour du thème Disparaitre pour apparaitre : Anthropologie et philosophie, d'un vêtement féminin" el Haïk " dans la culture algérienne, sera donnée par Rachida Kalfat Rostane est Professeur agrégée, docteur en  anthropologie philosophique. Ethnomusicologue et spécialiste des langues anciennes.

A travers cet intitulé, la conférencière évoquera plusieurs approches dans un sens de multiversalité autour du Haïk et nous invite à célébrer le « Tisser ». Aborder le Haïk dans sa dimension philologique et archéologique, le Haïk “tisse” l’histoire, la société et la pensée et converge entre le pratique, le symbolique et le philosophique, incarnant ainsi  la culture et les identités féminines en Algérie.

Pourtant, loin d’être perdu, « el Haïk » demeure un témoin précieux de l’identité et des savoir-faire féminins algériens. Cette particularité, en fait une ressource à travers chaque réinterprétation, chaque initiative de transmission qu’il s’agisse d’ateliers de tissage, de défilés de mode ou de projets éducatifs. Ainsi, inscrire le haïk dans le registre du « réapparaître » non pas comme un simple vêtement ancien « el ksa’ » , mais comme un objet vivant de mémoire, de créativité et de fierté culturelle  donnant au concept de  « disparaître pour apparaître » un sens renouvelé. Ce jeu de visibilité et invisibilité est au cœur de notre analyse : préserver le passé tout en inventant de nouvelles manières de le vivre et de le porter, ouvrant un horizon d’espoir pour que le « Haïk » retrouve sa place dans le présent.